La répression Ouïghoure

La communauté internationale a depuis peu découvert la terrifiante situation de la minorité ouïghoure et du lent génocide culturel qu’elle subit. Après de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les témoignages de réfugiés et les appels à l’aide d’ONG, les consciences s’éveillent et s’indignent face aux crimes toujours niés par le parti communiste chinois.

Les Ouïghours, minorité musulmane noyée dans l’autoritarisme chinois

La population chinoise compte 52 ethnies, dont la majorité, les Hans, représente 92% de la population, soit 1,2 milliards. On estime aujourd’hui à plus de onze millions la population Ouïghoure vivant dans la région de Xinjiang (au nord-ouest du pays) et principalement turcophone et musulmane. Leur identité culturelle, plus proche de leur voisin Kazakhs ou Kirghiz, a encouragé au sortir de la deuxième guerre mondiale des aspirations indépendantistes. Cet élan, d’abord soutenu par l’URSS, fut rapidement freiné en 1949 : les communistes chinois récupèrent le territoire, annihilant ainsi le projet d’un « Ouïghourstan » indépendant. Depuis la révolution culturelle chinoise de 1966 jusqu’à la mort de Mao Zedong, les Ouïghours subissent une répression similaire à celle d’autres minorités ethniques comme les Tibétains et une politique d’effacement culturel importante.

Après une période d’apaisement et l’entrevue d’une ère de tolérance religieuse, cette répression trouvera un second souffle avec l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, secrétaire général du parti communiste depuis 2012 et président de la République populaire depuis 2013. Officiellement, la Chine entend lutter contre le terrorisme islamique et la radicalisation, une position renforcée par les attentats de Pékin en 2013 et de Kumming en 2014.

Dans les faits, plus d’un million de Ouïghours seraient aujourd’hui détenus dans des camps d’internements selon les Nations Unies. Ces « camps de déradicalisation » sont aujourd’hui le lieu de tortures couvertes par la lutte contre l’extrémisme religieux. Des réfugiés Ouïghours font état d’une entreprise de « lavage de cerveaux » visant à les faire renoncer à leur langue, leur religion, leur culture, leur identité. Ces témoignages, relayés par différents médias et ONG racontent une situation accablante, des stérilisations systématiques, des avortements forcés, des séparations familiales, des condamnations à mort et des enfermements en masse.

Un lent éveil de la conscience internationale 

Sous le feu de ces accusations croissantes, et alors que certains n’hésitent pas à qualifier l’entreprise chinoise de génocidaire, les autorités responsables se retrouvent face à une pression internationale réclamant justice et sanction. Les consciences s’éveillent et s’indignent, les hashtags se multiplient et la communauté internationale, qui depuis lors brillait par son indifférence, commence à dénoncer ces crimes. Malgré une réaction d’abord timide des politiques face au géant chinois, des actes forts et des sanctions sévères continuent d’être exigées contre le gouvernement responsable ainsi que les 83 multinationales bénéficiant de la main d’œuvre forcée de Ouïghours (Nike, Zara, Apple, Gap, Lacoste, C&A, etc.). Cette réponse, bien que lente, semble être l’unique voie vers la fin de pratiques violentes qui effacent peu à peu une population déjà meurtrie par l’autoritarisme chinois. 

 Soyons critiques, soyons citoyens !

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