Une célébration chinoise en demi-teinte

Ce mardi 1er octobre, le parti communiste chinois célébrait le 70ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine (RPC). L’occasion de se revêtir de rouge et fêter dignement le révolutionnaire Mao. Ironie de l’Histoire, un autre rouge pointe le bout de son nez du côté de Hong Kong. En effet, des manifestations tantôt violentes, tantôt pacifiques secouent la ville aux 7 millions d’habitants et ce, depuis près de 6 mois.

Hong Kong : Une île atypique

Ancienne colonie de la couronne britannique, Hong Kong est une région atypique. Elle constitue depuis 1997, soit l’année de son « annexion » à la Chine, une des deux régions administratives spéciales (RAS) de la république populaire de Chine. A ce titre, elle jouit d’un régime d’exception à l’instar de Taiwan. Cette information est donc primordiale pour cerner les tenants et aboutissants de la tension naissante – bien que toujours présente – entre les insulaires et le gouvernement Chinois.

« Un pays, deux systèmes »

Le principe régissant La perle de l’Orient se tient en 4 mots : « Un pays, deux systèmes ». Cette « loi fondamentale » résume la politique pékinoise. En bref, celle-ci laisse une large autonomie au territoire de Hong Kong. C’est ainsi que celui-ci se voit doter d’un système différent sur le plan monétaire, légal et politique. Néanmoins, la RPC reste au pouvoir et contrôle directement la région par l’intermédiaire du Chef de l’exécutif, nommé pour 5 ans par un collège électoral de 1200 électeurs. Actuellement, il s’agit de Carrie Lam.

Les revendications Hongkongaises

Les premières manifestations éclatent le 31 mars 2019. Ces dernières ont pour but de protester contre une loi d’extradition récemment amendée par le gouvernement Hongkongais. Les manifestants y voient une contradiction directe avec le principe d’autonomie susmentionné et une dangereuse brèche juridique à l’avantage d’une ingérence chinoise. Si ce projet fut rapidement avorté, le Président chinois Xi Jinping n’est pour autant pas sorti d’affaire. En effet, les revendications n’ont cessé de prendre de l’ampleur à partir de juin 2019. La dénonciation d’une mainmise politique toujours plus grande de la part de Pékin et la mise en place effective du suffrage universel pour décider du chef exécutif local représentent, dans les grandes lignes, le crédo des contestataires.

Un épilogue ?

A l’heure actuelle, le raz-de-marée « prodémocratie » ne cesse de prendre de l’ampleur avec son lot d’actes de vandalisme d’un côté et de gaz lacrymogènes en guise de réponse, de l’autre. Cette escalade de la violence ne semble toutefois pas prête de s’enrayer au vu des dernières décisions de Carrie Lam. Cette dernière a effectivement invoqué « la Loi d’urgence » de 1922. Cette fameuse loi, utilisée lors des émeutes de 1967, permet à l’exécutif de surpasser le législatif en cas de crise majeure. Nul doute que cette bataille constitutionnelle n’arrangera pas les choses…

Soyons critiques, soyons citoyens,

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