Une nouvelle démocratie en Communauté germanophone : l’Assemblée citoyenne

La Communauté germanophone a été la première à former son gouvernement à la suite des élections de mai 2019. Mais avant même ces élections, en février, le parlement germanophone a voté favorablement à la création d’une assemblée citoyenne visant à renforcer la démocratie au sein de la Communauté.

Mais c’est quoi encore la Communauté germanophone ?

La Communauté germanophone est l’une des trois communautés de Belgique. C’est la plus petite des trois, elle ne compte en effet « que » 78 000 habitants.
Une communauté se base sur le critère de la langue. En Communauté germanophone, l’allemand est la langue officielle, utilisée dans l’administration, l’enseignement et la justice.
En Belgique, il existe aussi trois Régions, basées sur le territoire. La Communauté germano-phone est située sur le territoire de la Région wallonne, dans l’est de la Belgique. Il n’existe donc pas de Région germanophone.

Un système en trois axes

Cette toute nouvelle démocratie, est un système permanent de consultation des citoyens ba-sé sur le tirage au sort. On y distingue trois bureaux :

  • Le conseil citoyen : Composé de 24 citoyens, le conseil siège au côté du Parlement germanophone. Ses missions consistent à choisir les thèmes qui seront abordés, éta-blir un agenda de discussion et assurer le suivi des recommandations faites au Parle-ment par l’Assemblée citoyenne.
  • L’Assemblée citoyenne : Ses membres vont débattre des thèmes choisis par le conseil citoyen. Ensuite, ils émettront des recommandations à destination du Parlement. Ce dernier s’engage à respecter ces recommandations si elles obtiennent un certain nombre de voix ou à se justifier s’il décide de les écarter.
  • Le secrétariat permanent : Une personne appartenant au Parlement sera chargée de préparer les réunions, d’inviter les experts et de veiller au respect des procédures.
    Et pourquoi pas en Wallonie ?

En ce qui concerne la Communauté germanophone, on dit qu’un habitant sur trente devrait participer durant sa vie à cette expérience démocratique. C’est peu. La Wallonie a plus de trois millions d’habitants, un tel système ne pourrait donc pas être représentatif de la population. Il faut dès lors se pencher vers d’autres formules. Aujourd’hui, un wallon peut lancer une pétition électronique et même s’il est le seul signataire, les commissions parlementaires devront l’étudier.

Soyons critiques, soyons citoyens

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