Le Venezuela : fondements de la crise et implications internationale

Ces derniers jours, l’état du Venezuela a fait couler beaucoup d’encre et de nombreux rebondissements ont été observés dans la crise qui fait ravage depuis 20 ans.

Comment ce pays, qui avait un potentiel de croissance basé sur le pétrole, a pu devenir un des états les plus pauvres du monde ?

Dans les années 70, le Venezuela a connu une croissance fulgurante notamment grâce à ses réserves de pétrole (supérieures à celles de l’Arabie Saoudite), devenant ainsi l’un des pays les plus riches de l’Amérique Latine.

Malheureusement, en misant toute leur économie sur le pétrole et en nationalisant le secteur pétrolier, le pays s’est mis à vivre selon le cours du pétrole qui n’a pas arrêté d’osciller. Les revenus pétroliers ont été utilisés dans de nombreux programmes sociaux par Hugo Chavez, le célèbre président vénézuélien, ce qui a été assez bénéfique pour la population jusqu’à la fin des années 2000 où le cours du pétrole s’est effondré.

Comme tous les revenus ont été utilisés dans les politiques sociales, l’entreprise nationale pétrolière n’a jamais pu investir dans son développement, du coup les coûts de production sont restés assez élevés, donc la capacité de production a énormément diminué ce qui a fait fuir les investisseurs. Sans se diversifier en créant des industries de substitution, le pays est tombé dans la crise financière.

Après la mort de Chavez en 2013, c’est le vice-président Nicolas Maduro qui prend sa place. Les condi-tions sont très difficiles, l’inflation atteint des records, la monnaie ne vaut plus rien et les biens de pre-mière nécessité se font rares car il est impossible d’en payer l’importation.

Comment ce pays se retrouve aujourd’hui avec 2 présidents, l’un non reconnu et l’autre auto-proclamé?

Dû à cette crise sans précédent, le mécontentement du peuple augmente et l’opposition s’organise et prend de l’élan. En 2016 des manifestations ont lieu pour demander la démission du président ainsi que des élections anticipées. L’opposition arrive à emporter les élections législatives, du jamais vu jusque-là.

En 2017 la Cour Suprême, (favorable au président Maduro) fait un coup d’état, en s’appropriant le pou-voir législatif du parlement, gagné par l’opposition un an avant. Ensuite La Cour Suprême a donné ce plein pouvoir à Nicolas Maduro, et bloque donc toute décision du parlement. Le Venezuela s’enfonce alors dans une dictature, notamment via le non-respect de la Constitution, l’oppression et la violence contre les manifestants. L’ONU, les États-Unis et l’Europe réagissent à ce coup d’état.
En 2018 des élections présidentielles sont organisées mais tout en étant hors du cadre constitutionnel, Maduro en ressort gagnant. Tout de même, l’Assemblée Nationale ne reconnait pas sa présidence comme légitime. Maduro prête serment ce 10 janvier. Le 23 janvier, en revanche, lors d’une manifestation, le chef du parlement, Juan Guaido, s’auto-proclame président et reçoit tout de suite le soutien de la scène internationale. Les États-Unis ainsi que la Colombie et le Brésil le reconnaissent comme étant le nouveau président légitime du Venezuela, tandis que l’Europe met un ultimatum à Maduro afin d’organiser des élections libres d’ici mars.

Cerise sur le gâteau, 2 journalistes français sont arrêtés alors qu’ils couvraient un rassemblement de sou-tien au président Maduro mais la crise est gérée par l’ambassade française.
Le Venezuela est plongé dans une ambiguïté totale quant au réel président de leur pays… À suivre…
Et vous ? Quel est selon vous le vrai président ?

Soyons critiques, soyons citoyens !

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