COP 23

Le 17 novembre dernier s’est clôturée la COP23 à Bonn, en Allemagne. Cette 23e conférence sur le climat fut présidée durant deux semaines par Manu des îles Fidji. Le choix s’est porté sur ce petit Etat insulaire du Pacifique afin, entre autres, de sensibiliser le grand public aux répercussions directes que le changement climatique peut avoir sur ces péninsules. En effet, la montée des eaux et l’accentuation de certains phénomènes météorologiques affectent directement les conditions de vie des populations concernées.

Mais qu’est-ce que la COP ?

C’est en 1992, lors du « Sommet de la Terre » qui se tenait à Rio de Janeiro, que l’ONU a décidé de se munir d’un cadre d’action de lutte contre le réchauffement climatique aussi appelé la CCNUCC (« Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques »). Les Conference of Parties – COP – sont des sommets qui réunissent tous les Etats signataires (les « parties » de cette Convention). Le but ? Elaborer des accords visant à diminuer les effets susceptibles d’accélérer les changements climatiques. Depuis 1995 et la première édition à Berlin, une COP est organisée chaque année pour planifier de nouveaux objectifs et faire le bilan des efforts déployés par les Etats membres en vue de respecter leurs engagements pris auparavant.

Le célèbre accord de Paris – COP 21

A Paris, lors de la COP 21, les parties étaient parvenus à un accord sur plusieurs points. Premièrement, pour prendre définitivement le pari difficile de contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C. Le but était de « trouver un équilibre entre les émissions d’origine anthropique et leur absorption par des puits de carbone (océans, forêts ou, sans que le texte le formule explicitement, enfouissement du CO2) » . Deuxièmement, il fut choisi d’appliquer une feuille de route différenciée en fonction des Etats membres sur base de leurs différentes responsabilités historiques respectives. L’idée était vraiment d’éviter que certains ne doivent payer les pots cassés par d’autres. Enfin, l’accord prévoyait une aide pour les pays en voie de développement de la part des pays développés. 

Deux COP plus tard, on constate aujourd’hui que les objectifs pris à Paris en décembre 2015 semblent devoir être revus à la baisse. L’objectif de cette COP 23, c’est donc de trouver de nouvelles solutions afin de pouvoir passer des paroles accréditées à Paris aux actes. 

Et la Belgique dans tout ça, bon ou mauvais élève ? 

A entendre nos responsables politiques, la Belgique semble assez performante sur les questions climatiques. Cependant, les experts sont beaucoup plus mitigés sur le sujet : « en public, la Belgique veut être ambitieuse, dans la réalité, on ne le constate pas », a dit Julie Vandenberghe, experte climat du WWF. « Dans les rapports officiels, on voit que la Belgique n’est pas en route pour atteindre ce qu’elle doit atteindre. » Pour les experts scientifiques, la Belgique n’a donc toujours pas pris à bras le corps ce problème climatique. Par des tours et astuces, les efforts à faire auraient été reportés à différentes reprises et peu de choses semblent être mises en place.

Il faudra attendre un peu avant de pouvoir tirer un bilan des engagements pris lors de cette COP 23 de Bonn, et surtout vérifier que les engagements pris lors de la Convention seront effectivement appliqués.

Soyons critiques, soyons citoyens !

(article initialement publié le 05/02/18)

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